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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 13:19





« Le maréchal-ferrant est un artisan dont le métier consiste à ferrer les pieds des chevaux et autres équidés et à s’occuper de leur parage. Le ferrage des bovins de trait est aujourd’hui rarement pratiqué. Il existe environ 1600 maréchaux-ferrants en France.

Métier vieux de plus de 3000 ans, le terme provient de l’ancien français Marhskalk qui désignait un domestique qui soignait les chevaux. Le mot maréchal a ensuite pris deux sens différents : celui désignant l’artisan chargé de ferrer les chevaux et celui qui désigne l’officier préposé aux soins des chevaux. Le mot maréchal-ferrant a été ensuite créé pour distinguer ces deux métiers. »

 



Voila ce qu’en dit Wikipédia.

C’est bien de le savoir mais ce n’est que de la théorie. Et pour le replacer en société, faut s’accrocher !

Nous avons inséré ce texte pour informer les lecteurs novices et néanmoins sympathiques qui croient encore que le maréchal-ferrant est un bonhomme rigide, au physique ingrat, portant moustaches gominées et uniforme repassé de frais, arborant sept étoiles sur son képi et se nommant Monsieur Ferrant.


En ce qui concerne Haridelle et Compagnie le maréchal-ferrant n’est ni un domestique ni un militaire. Peut-être un jour exigerons nous le port d’un costume de cérémonie ou pour le moins d’époque, d’un haut chapeau à plumes et l’arrivée en calèche à l’ancienne avec roues en bois, sièges en cuir et tout le fourbi mais pour l’instant nous restons sobres dans notre demande : deux parages classiques.

Notre maréchal est donc un mec sympa voire cool (pas de guitare dans le dos, pas d’harmonica, non, non : juste cool) qui circule en camion motorisé, qui s’habille simplement et fait du très bon travail.
C’est aussi et surtout un ami des chevaux que nous accueillons toujours avec plaisir.

Mascotte et Eliott ne pensent pas comme nous, l’arrivée du camion et la présence du maréchal sont signes de contrainte.
Et la contrainte ces deux là ne connaissent plus : ils sont libres en permanence.


Le maréchal entre dans le pré ses outils à la main.
Eliott s’éloigne rapidement, il faut le rattraper comme on peut. Ensuite, parce que ce n’est pas fini, il prend un plaisir gaillard à se déplacer sans cesse. Il se fait prier pour passer le licol, il se tire, il évite, tourne, vire, esquive mais fini toujours par se laisser faire.

Un cabot !

Pendant le parage, tant qu’il ne s’est pas fait engueuler vertement, une sorte de passage obligé, il bouge, rechigne, affiche sa mauvaise volonté, tente la fuite. Et parfois se tire pour de bon…

Une fois qu’Eliott a réalisé son numéro de moyenne voltige avec brio, que le public a applaudi ses exploits gymniques, qu’il a pris sa baffe, que le calme est donc revenu, la séance se passe sans souci, dans la sérénité : Et je te donne ma jambe, puis l’autre, tout en douceur, et je me retourne, et je relève le pied, etc.

Un bon petit gamin sage…

Bon, quand c’est terminé il ne s’attarde pas, il ne se fend pas de remerciements sans fin, ne donne pas la pièce, ne serre pas la cuiller et se barre sans attendre.

Mascotte est plus calme. En apparence.
Etant très âgée, elle a passé les trente printemps depuis longtemps, elle se libère de temps à autre de l’emprise pour se dégourdir les jambes avant de les redonner assez facilement. Mais nous devons rester vigilants : A la moindre occasion elle tente, elle aussi, la fuite discrète le maréchal pendu à la jambe...


Quoi qu’il en soit c’est toujours un bon moment que chacun apprécie selon sa position et son implication personnelle, plus précisément selon qu’on soit comme nous spectateurs et initiateurs ou comme nos deux amis clients forcés du chausseur en chef.

 

Le maréchal passe tous les trois mois, c’est la limite, ça pousse vite.

Afin que nos deux retraités n’oublient pas les bonnes manières nous leur prenons les pieds à chacune de nos visites, les quatre pieds, les huit en tout, cela nous permet de suivre l’avancée de la pousse, d’évaluer et d’entretenir la souplesse des jambes, des épaules et des hanches, et enfin de nettoyer parfaitement les pieds ce qui est loin d’être négligeable.

Vous trouverez en bas de page à gauche un diaporama de la dernière visite du maréchal-ferrant.

Il est arrivé tôt le matin, dans une lumière superbe, le froid était vif et la brume tardait à se lever. C’était beau, c’était bien…

Une fois de plus Mascotte et Eliott sont repartis avec de nouvelles tatanes, de la vraie chaussure italienne qui ne grince pas, du sur mesure, jusqu’à la prochaine fois.

Par Léonard - Publié dans : Haridelle et Compagnie
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